YVES JAMAIT

YVES JAMAIT

Mardi 2 Juillet 2019 • Scène : Grand Théâtre • BILLETTERIE

Les albums de Jamait ont ceci de commun : ils ne se ressemblent pas. Fans, journalistes ou confrères aiment le voir immuable mais il cherche toujours à aller ailleurs, à ne pas forcément se ressembler, à ne pas redire. Il aime se défaire de ses habitudes, comme de sa casquette.

Oui, cela va peut-être en chagriner quelques-uns : la pochette de. « Mon Totem » le montre la tête nue. « Elle n’est même pas présente sur l’image », ajoute-t-il, puisque sa casquette coiffait un crâne pour Amor Fati en 2013. « Je n’ai même plus l’intention de la mettre sur scène. J’en ai marre d’être le gavroche de service, le poulbot, le titi parisien. D’ailleurs, je n’ai jamais pu persuader que c’est une casquette irlandaise. »

Cela confirme que ce n’est pas la casquette qui fait Jamait, pas plus que la moustache ne fait Brassens ou le bandana, Renaud. Et qu’une trajectoire d’artiste emmêle ligne droite et chemins de traverse, délités et ruptures. « J’aime bousculer, ne pas marcher sur mes propres pas. Dès le
départ, je n’ai pas voulu avoir toujours le même son, même si c’est plus facile de se débarrasser de la casquette que de l’accordéon auquel je reste accroc. » Arrivé au septième album studio, il convient que, depuis ses débuts il y a quinze ans, il a « pris des virages pas trop en aiguille ».